Programme de recherche
Posté le mercredi 18 avril 2007
Le contexte : l’ampleur de la destruction du vivant, la responsabilité du modèle économique dominant
Alors que seuls des cercles intellectuels et militants relativement restreints tiraient la sonnette d’alarme il y a encore une quinzaine d’année, la réalité de la destruction de la vie sur l’ensemble de notre planète fait aujourd’hui consensus.
Pour ne retenir qu’une seule référence, particulièrement significative, il était possible de lire dans les conclusions d’une des plus importantes synthèses internationales parues à ce jour sur l’état des principaux écosystèmes terrestres :
« L’activité humaine met une pression si forte sur les fonctions naturelles de la Terre que nous ne pouvons plus prendre pour acquis la capacité des écosystèmes de la planète à soutenir les générations futures. […] Près des deux tiers des services fournis par la nature au genre humain sont en déclin dans le monde entier. En effet, les bienfaits tirés de nos travaux d’ingénierie sur la planète ont entraîné la diminution de notre capital d’actifs naturels. »
Il ne s’agit pas simplement de reconnaître que nos écosystèmes sont gravement affectés et que nos économies et nos sociétés vont en pâtir. Il s’agit d’un danger pour la survie de l’humanité, pour les conditions propices à la vie : citons le risque d’emballement du climat, le rythme de destruction des couverts forestiers poumons de l’humanité, les espaces anthropisés de plus en plus larges, les pertes de terre arable, la destruction de la couche d’ozone protectrice auxquels s’ajoute une chute de la biodiversité et une crise d’extinction des espèces. Plus précisément, les acceptions « activité humaine » et « travaux d’ingénierie » renvoient selon nous prioritairement au modèle de production et de consommation qui s’est pleinement imposé en Europe occidentale et aux Etats-Unis d’Amérique et à son utopique extension à l’échelle mondiale en cours actuellement.
A la gravité de la crise écologique s’ajoute un niveau flagrant d’inégalités économiques et sociales mondiales. En 1998 un rapport du PNUD relevait des niveaux de consommation largement plus élevés dans les pays de l’OCDE que dans le reste du monde. D’après ce rapport, 20 % de l’humanité consomme environ 80% d’un certain nombre de biens et services. Les habitants des pays de l’OCDE effectuent 86% de la valeur des achats de consommation dans le monde.
Le développement d’études écologiques globales basées sur l’idée de cycle de vie des produits et services ou « sac à dos écologiques » ont de plus contribué à nous faire réaliser l’énorme face cachée des consommations lorsque tous les impacts indirects dans notre économie de plus en plus mondialisée sont pris en compte.
Le développement de données de plus en plus précises sur le bilan physique des activités humaines et le développement de nouveaux indicateurs écologiques basés sur l’extraction de ressources (matières, énergie et espaces) ont permis de relever l’énorme responsabilité des modes de consommation et production occidentaux en offrant des outils d’analyse beaucoup plus dynamiques.
Du « développement durable » à l’ « éco-économie » : des questions majeures en suspens
Ce constat est partagé aujourd’hui par de nombreux auteurs d’origines très diverses (universitaires, vulgarisateurs, écrivains, militants…) et conduit inévitablement à s’interroger sur les transformations à entreprendre dans nos activités génératrices de prélèvements de ressources, de flux de matières et de déchets toujours plus importants. Durant de nombreuses années, et en réponse aux interrogations lancées par le club de Rome, les seules perspectives ouvertes relevaient du vocabulaire du « développement durable » ou « développement soutenable », officiellement présenté par le rapport Bruntland (1987) et désormais adopté par toutes les instances de l’ONU, pouvant se définir de la façon suivante : « modèle de développement qui permet de satisfaire les besoins d’une génération, en commençant par ceux des plus démunis, sans compromettre la possibilité, pour les générations suivantes, de compromettre les leurs. »
Or il est rapidement apparu que cette définition, fruit d’un compromis politique international, souffrait de très importantes ambiguïtés. Bien que cette notion puisse encore certainement être interprétée de manière louable, la généralisation de la rhétorique du « développement durable » à tout un ensemble d’activités fondamentalement problématiques pour les écosystèmes a peu à peu conduit à vider l’expression de tout contenu tangible, interdisant à cette notion d’offrir un réel guide pour l’action. Un rapport d’information du sénat français déjà ancien soulignait l’équivoque de l’expression et son manque de rigueur, lesquels apparaissaient, paradoxalement, garants de son succès . L’usage répété de la formule afin de qualifier des pratiques économiques très diverses l’a pratiquement réduite à un pur artifice rhétorique. Les critiques de l’expression « développement durable » ont progressivement laissé place à la question fondamentale suivante : est-il envisageable, pour les pays développés, de poursuivre leur trajectoire de croissance économique, i.e. la croissance de la valeur des biens et des services marchands et non marchands (« administrés ») produits et consommés annuellement, tout en satisfaisant les objectifs affichés de réduction de l’impact écologique de nos activités économiques.
La plupart des chercheurs, et la quasi-totalité des économistes universitaires (au moins francophones), répondent par l’affirmative à cette question. La croissance et le développement économique seraient le garant de la permanence d’innovations techniques assurant une plus grande efficacité technique – i.e. une moindre consommation de ressources naturelles, de moindres rejets, une réduction de l’intensité énergétique du produit économique – pour le même usage d’un bien ou d’un service (logements mieux isolés, véhicules moins polluants…) Le développement technique garantirait un « découplage » entre, d’une part, prélèvement et rejet de matière, et, d’autre part, valorisation économique des biens et services produits et échangés (la croissance économique demeurant une hypothèse inamovible). Cette position peut être étayée de différentes manières. A titre d’exemple les nouvelles théories de l’évolution industrielle mettent en avant le « savoir et la connaissance » ainsi que le « capital entrepreneurial » comme des facteurs de production immatériels et valorisés en tant que tels dans les sociétés modernes. De nombreux auteurs insistent également sur le fait que les économies modernes sont principalement composées d’activités de services qui seraient moins gourmandes en énergie que les activités industrielles.
Une telle position doit faire face à trois objections majeures :
1) Une objection écologique : un occident avide de matière, d’énergie et d’espace Loin de se réduire, la consommation d’énergie, de matières et d’espaces par habitant des grands pays développés a continué de progresser ces trente dernières années et ce d’autant plus si on prend en compte les consommations indirectes liées aux délocalisations. En conclusion, la déconnexion (ou découplage) « physique – valeur » n’est pas prouvée.
2) Une objection sociale Le niveau d’inégalité sur terre ne peut pour des raisons tant factuelles qu’éthiques demeurer à ce niveau. La Chine, l’Inde et le Brésil pour ne citer que ceux–là ont entrepris de suivre notre exemple. Le niveau de consommation des pays du Nord est non généralisable et ce d’un ordre de grandeur très important. En tenant compte aussi de l’objection précédente, Schmidt-Bleek parle ainsi de la nécessité d’une dématérialisation d’un ordre de grandeur de facteur 10 dans les pays du Nord, nous en sommes bien loin.
3) Une objection théorique : l’effet rebond
La mise en évidence de l’« effet rebond » et récemment du lien entre cet effet et la croissance économique constitue une objection majeure à laquelle les partisans de la seule efficacité technique semblent bien en peine de répondre. L’ « effet rebond » se produit lorsque les économies monétaires réalisées grâce à la croissance de l’efficacité énergétique favorisent un accroissement de l’usage du bien ou un redéploiement de la consommation et de l’investissement productif dans d’autres activités, éventuellement fortement consommatrices de ressources. Au final, loin d’avoir réduit l’impact écologique global, la décroissance locale de l’intensité énergétique conduira à la croissance globale de l’énergie consommée et des flux de matière. L’ « effet rebond » tel que le définit la littérature peut se produire au sein du secteur considéré (l’amélioration des performances énergétiques des véhicules à moteur favorise l’accroissement des kilomètres parcourus) ; il peut également favoriser une modification de la structure productive (d’autres secteurs d’activité sont favorisés par une augmentation de la demande finale et de la formation brute de capital fixe).
La mise en évidence d’un « effet rebond » et d’un déversement d’activité permet de comprendre pourquoi le découplage « absolu » tant attendu dans les économies développées entre produit économique et consommation de ressources (et rejet polluant) n’a pas lieu. L’efficacité technique libère des capitaux productifs qui chercheront inévitablement, dans une économie de croissance à se valoriser au sein du même secteur (croissance de l’intensité de l’usage) ou à investir d’autres activités (« déversement »). L’effet rebond conduit ainsi à ré-interroger les fondements d’une telle économie.
La croissance économique à nouveau en débat
Les interrogations critiques de la société de croissance économique ne sont pas nouvelles ; il est même possible de dire qu’elles trouvent leurs origines dans le développement économique lui-même. Leurs fondements intellectuels (philosophiques, religieux…) ainsi que leurs modalités d’expression (mobilisations populaires, œuvres intellectuelles…) furent d’une extrême diversité. Toutefois, dans l’espace intellectuel occidental, de telles critiques connurent ces dernières décennies une éclipse qui s’avéra durable après le fourmillement de réflexions ouvert dans les années mille neuf cent soixante.
L’ampleur de la crise écologique en cours amène inévitablement un renouveau de telles interrogations.
Très brièvement, il est possible de repérer différentes démarches :
1) La critique du produit économique (Produit Intérieur Brut, Produit National Brut) comme indicateur de la bonne santé d’une société. Celle-ci s’est traduite par la mise en place de divers indicateurs alternatifs de la véritable « richesse » d’une société. Il est possible de distinguer :
Les indicateurs visant à compléter, et donc relativiser, la valeur monétaire de l’activité par des indications de nature sociale (alphabétisation, inégalités sociales, accès à l’éducation…) ou écologique sans monétarisation systématique des variables. Certains combinent plusieurs variables avec la croissance économique, citons l’Indicateur du développement humain. D’autres sont développés en parallèle des indicateurs économiques citons les indicateurs d’extraction (TDE, Total Domestic Extraction) ou de consommation agrégée de matières que sont TMR (Total Material Requirement, DMC (Domestic Material Consumption), TMC (Total Material Consumption) , ou leur version plus élaborée prenant en compte les différences entre les flux de matière tels que EMC … D’autres indicateurs équivalents existent basés sur la consommation d’énergie ou d’espace comme l’Empreinte écologique très adaptée à la communication telle que développée par Wackernagel ou les versions plus comptables de « land resource use », citons enfin les Indices de vulnérabilité écologique (calculés notamment pour les petites sociétés insulaires …)
Les indicateurs modifiant les valeurs produites par les comptabilités nationales par des ajouts ou retrait de valeurs monétaires fondées sur la durabilité écologique. A la valeur économique se trouve retranchée un ensemble de coûts économiques effectivement supportés par la société afin de prendre en considération les conditions environnementales (au sens large : santé, criminalité…) dans lesquelles se déploie une économie de valeur. Cette approche, reposant sur un travail méthodologique sérieux, donne des résultats tout à fait probants. Les « Indices de bien être » prennent en quelque sorte le processus de valorisation à son propre piège en montrant qu’une large part de celui-ci ne correspond plus à une amélioration de la vie en société mais à une valorisation des pertes de bien-être (la valeur monétaire dégagée par les systèmes de dépollution, de soins médicaux, de prise en charge des déviances…) Ils contribuent dès lors à une remise en cause de la croissance économique en montrant que dans les pays occidentaux, celle-ci s’opère au détriment du bien-être collectif depuis une trentaine d’années .
2) Les approches globales se détachant de comptabilités nationales. Citons
les Analyses de Cycle de Vie de produits ou services (écobilans), et les MIPS (Material Input Per unit of Service (flux agrégés)) dont l’objectif est la consommation et production soutenable et la dématérialisation en tenant compte des impacts indirects (tout le long des cycles de vie).
les analyses de Flux de Substance qui s’attachent à étudier tous les flux d’une substance au sein d’une région donnée ou les MFA qui étudient des flux agrégés. Ces études envisagent la gestion de substances comme les métaux lourds ou la dématérialisation à un niveau régional (région, vallée, ville, quartier, maison…).
3) Les approches « bioéconomiques » s’inspirant des travaux de Georgescu-Roegen ou, en France, de René Passet, intégrant les limites matérielles de l’activité économique inspirant de nombreuses publications dans la revue Ecological Economics. Ces approches se développent en lien avec les rapports d’expertises concluant à l’imminence des pics pétroliers et gaziers.
4) Les perspectives ouvertes par de nouvelles pratiques du vaste champ des expérimentations sociales, notamment en vue d’une forte relocalisation de certaines activités économiques : l’ensemble des monnaies « vertes » et « sociales » (Systèmes d’échange local, monnaies complémentaires…), la mise en place de circuits directs de distribution de certains produits, la filière de l’agriculture biologique…
5) Enfin, au sein de la littérature francophone notamment, se sont développées de nombreuses approches relevant d’une perspective de « critique du développement ». Celles-ci s’inscrivent dans la lignée des travaux d’anthropologues, de sociologues et d’historiens montrant le cataclysme social et culturel que produit la modernité économique (« l’utopie du marché libre autorégulé » pour reprendre les termes de K. Polanyi) dans les sociétés humaines guidées par d’autres valeurs. Le projet de revue théorique « Entropia » est dans la lignée de cette école. Les analyses interdisciplinaires de la société de consommation (sociologie, philosophie…) peuvent se ranger dans cette perspective d’analyse critique de la « modernité marchande ».
Dans leur diversité, ces approches montrent les limites sociales, culturelles et environnementales de la société de croissance économique. Le programme de recherche R&D tente de tirer explicitement les conséquences théoriques et pratiques de tels travaux. Nous ne nous plaçons donc pas dans une démarche d’analyse plus approfondie de la situation actuelle, nous pensons en effet que les faits sont suffisamment établis pour justifier d’autres explorations théoriques et pratiques fondées sur une remise en cause de la croissance économique.
Pour un programme de R&D : Recherche et Décroissance
Le cœur du programme de R&D peut être présenté de la façon suivante : les efforts entrepris en matière d’efficacité énergétique, qui doivent être soutenus et supposent donc une augmentation d’un certain nombre d’investissements productifs (éoliennes, transports publics…), n’auront un impact positif sur les écosystèmes naturels dont nous dépendons entièrement qu’à la condition expresse que ceux-ci s’intègrent dans une décroissance matérielle, une réduction des biens et services produits et consommés. Dans une économie marchande, celle-ci se traduirait par une décroissance en valeur, une réduction de l’argent en circulation. De manière générale il s’agit d’une réduction de la capacité d’appropriation des ressources naturelles, ce que nous appelons « décroissance économique ». Et soyons clairs que ce processus a pour objectif une économie écologiquement soutenable radicalement différente de notre économie de croissance. Les pistes de travail ouvertes par une telle perspective sont considérables :
1) Sur un plan théorique, aucun modèle économique n’a pour l’heure été pensé conformément à une telle approche. Les travaux économiques, déjà anciens, ouverts dans la perspective de « l’état stationnaire » se rapprochent le plus de cette perspective ; ils contenaient la conclusion que tout état stationnaire dans une économie capitaliste n’était qu’une « hypothèse de manuel » (Lutfalla, 1964). De telles approches seront approfondies. Quel serait le niveau soutenable pour une économie stationnaire ? Quelles sont les implications théoriques de l’hypothèse « décroissance économique » ? La description économique d’une société de sobriété écologique a t-elle un sens ou celle-ci suppose t-elle nécessairement une « société autre », rendant caduque notre appareillage de mesure de la valeur économique ?
Quels scénarios macro ou méso économiques peuvent être envisagés ? Quelle est l’échelle pertinente d’intervention ? Quelles seraient les conditions requises pour un « atterrissage » en douceur de notre économie à un niveau soutenable de consommation ? Quels seraient les indicateurs adéquats ? Quelles seraient les méthodes d’allocation justes des impacts éco-sociaux ? Une analyse théorique de l’effet rebond et les moyens de le prévenir constitueront un axe de recherche important préparant le deuxième axe de recherche
2) Sur un plan d’expertise pratique, il s’agit d’intégrer l’usage des instruments et indicateurs économiques et écologiques afin de dessiner un scénario pratique de décroissance, c’est à dire en visant une réduction absolue et non plus seulement relative des impacts écologiques. Peut-on favoriser de telles pratiques, la réflexion sur leur contexte ? Au niveau des pratiques favorisant l’éco-efficacité citons :
Le « Métabolisme Sociétal » favorisant la réduction de flux de matière, de stocks et de déchets par la mise en œuvre de coopérations entre activités productrices et consommatrices
les écobilans (arbitrage entre différents scénarii afin de limiter les impacts écologiques d’un même service rendu)
L’éco-efficacité des régions
La consommation soutenable dans sa version éco-efficace
Au niveau de la sobriété, de nombreuses expériences de relocalisation des échanges économiques ont d’ores et déjà été mises en œuvre ou sont en projet ces prochaines années. Celles-ci sont-elles condamnées à ne concerner que des petits groupes d’individus et des échanges économiquement simples (économie de recyclage, entraide, produits maraîchers) ? Est-il possible de bâtir des scénarios plus élaborés avec des acteurs de terrains en matière d’énergie (ressources locales pour le chauffage, réseaux de chaleur…), d’alimentation (scénario du « tout biologique » pour la Bretagne élaboré par la Maison de l’agriculture biologique…), de déplacements… De telles pratiques appellent-elles de nouveaux instruments financiers afin de favoriser leur émergence ? Avec quels acteurs économiques (PME, associations, coopératives) ? Quelle serait la place de l’acteur public ? Comment favoriser une consommation soutenable dite « forte » c’est-à-dire intégrant les aspects de frugalité ? Un ensemble de réflexions reste aujourd’hui à mener sur les mécanismes de transfert monétaire qui rendraient possible le financement d’une telle orientation.
3) Quelles approches au niveau de communication aux citoyens, élus et entreprises ?
Ces approches se situent dans le cadre d’une médiation entre différents acteurs de la société afin de favoriser la mise en place des diverses solutions qui peuvent se présenter, citons les écotaxes réinvesties dans des alternatives plus socialement équitables, les engagements pour un localisme ouvert ou pour une consommation soutenable, les restructurations avec partage des places de travail, la baisse et le partage du travail rémunéré. Il s’agit d’élaborer les meilleurs choix pour réduire les coûts tout en réduisant les pollutions et les heures de travail, mais sans exporter les problèmes ailleurs.
Existe t-il un sentier combinant de manière équilibrée une diminution de la consommation, une réduction de la production et une baisse et un partage du temps de travail pour que personne ne soit exclu ? Ces approches s’efforceront de faire le lien avec les politiques de développement et les problématiques des pays du Sud. Citons notamment les idées de « Contraction et Convergence » récemment avancées par les pays africains aux pourparlers sur l’effet de serre des Nations-Unies
En résumé, « Recherche & Décroissance » cherchera à développer un ensemble d’expertises dans un cadre pluridisciplinaire (cf. la présentation des membres de R&D ci-dessous) aussi bien théorique que pratique en vue de favoriser des perspectives d’atterrissage en douceur dans le cadre d’une décroissance équitable, globale, soutenable, physique et économique des activités humaines.
Denis Bayon & François Schneider
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